Accueil des élèves en cas de grève
La loi instituant un droit d’accueil pour les élèves maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire vient d’être définitivement votée par le Parlement.
Cette loi ne fait qu’instituer un service d’accueil par les communes et ne permet pas d’assurer la continuité du service public de l’éducation.
Aucune véritable consultation préalable n’a été engagée entre les associations d’élus, les syndicats d’enseignants, les fédérations de parents et le gouvernement avant l’élaboration de ce projet de loi.
Cette loi est inapplicable. Elle ne tient pas compte de la réalité et de la diversité des communes. L’accueil devra être organisé en 48 heures, sans moyens supplémentaires. Ainsi, dans les communes rurales, la majorité en Meuse, les difficultés seront nombreuses et notamment celles de trouver des personnels qualifiés et d’assurer un taux d’encadrement conforme.
Dans la loi ne sont pas précisées les qualifications et les aptitudes des intervenants et dans les territoires ruraux, il sera difficile voire impossible de les trouver. Les maires seront-ils contraints de réquisitionner pour encadrer des enfants, un agent communal employé à la voirie ou aux espaces verts, sans être formé pour cette mission? Que feront-ils s’ils n’ont personne à affecter à cette tâche ? Ce sera le maire, qui sera désigné pour garder les enfants.
D’autre part, les questions liées à l’engagement de la responsabilité des maires ne sont pas réglées.
Enfin, la compensation financière, qui sera proportionnelle au nombre d’enfants accueillis, sera sans commune mesure avec les besoins nécessaires à la mise en place de ce nouveau service.
Cette loi vise à opposer enseignants, parents d’élèves et élus locaux alors que quotidiennement chacun contribue au bon fonctionnement du service public de l’Education Nationale.